Retour sur les deux sessions plénières d'octobre 2022


Une fois par mois (2 fois pour le mois d’octobre), les députés européens siègent pendant une semaine lors des sessions plénières à Strasbourg.

Retour sur les textes importants de ces deux plénières :


Chargeur universel : une belle avancée pour les consommateurs et l'environnement

Enfin, après plus d’une décennie de bataille face aux géants de la technologie, le Parlement européen est enfin arrivé à un consensus permettant l’adoption d’un chargeur universel, commun aux téléphones portables et tout autre appareil électronique (tablettes, ordinateurs, casques audio, consoles...).. D’ici deux ans, il sera désormais possible d’utiliser un seul et unique chargeur, de type USB-C, pour tous les appareils électroniques. C’est une avancée concrète pour l’ensemble des consommateurs européens, notamment en leur simplifiant la vie, en réduisant leur dépenses (plus d’achat d’adaptateur obligatoire, plus robuste), mais aussi d’un point de vue écologique. En cela obligera les constructeurs à fournir des chargeurs ayant une durée de vie supérieure à la vie des appareils électroniques, et donc, permettra la réduction des déchets électroniques.

Accessible UE : de nouvelles ressources pour l’accessibilité

Accessible UE prévoit la création d’un centre de ressources européen sur les politiques d’accessibilité. C’est une avancée pour une meilleure connaissance et de meilleures ressources sur les questions de handicap et particulièrement d'accessibilité. Plusieurs de mes propositions ont été reprises, comme une plus grande représentation des personnes en situation de handicap dans le fonctionnement du centre, ou encore des moyens humains et financiers suffisants.

Droits des femmes en Iran

Mahsa Amini, jeune étudiante de 22 ans, est décédée à la suite d’une arrestation pour une tenue jugée non appropriée. Mahsa Amini est un nom que nous n’oublierons pas, Mahsa Amini est devenue un symbole de la lutte contre le gouvernement iranien et son régime autoritaire. Au delà de la figure féministe, c’est tout un peuple qui se révoltent pour plus de droit et de choix, nous ne pouvons que être admiratif de leurs combats et nous devons les soutenir pleinement.




Décharge Frontex : un vote historique

A la suite des révélations de l‘OLAF (Office européen de lutte antifraude) parus au milieu du mois d’octobre, dans lesquelles nous avons appris l’ampleur de la mauvaise gestion de FRONTEX, le Parlement européen a pris une décision fortement politique en rejettant la décharge de l’agence. Le rapport fait état de faits d’une gravité sans nom : l’agence aurait depuis 2020 délibérément pris des « mesures récurrentes et délibérées pour s’assurer que les violations qui avaient effectivement lieu ne soient pas observées, documentées, ou comptabilisées, pourtant obligatoire en vertu du droit européen et international. ». Il confirme d’ailleurs que l’agence était au courant de violation de droits humains sur les côtes de la Grèce et a volontairement omis la rédaction de rapports soulignant ces faits. Résultats : pas de rapport, pas de violation des droits humains. Des agissements sus de tous, et que la Gauche dénonce depuis de nombreuses années. Mais plus surprenant, nous y apprenons que le département consacré à la protection des droits humains, le Fundamental rights office (FRO) a été mis à l’écart délibérément, notamment en retenant des informations essentielles. Toutes ses révélations ont mené au rejet de la décharge, une première dans l’histoire du Parlement européen. Ce signal politique fort souligne le désaccord de l’utilisation et de la gestion de l’agence par les parlementaires. Désormais, c’est à la Commission de réagir, elle ne peut plus fermer les yeux sur ces agissements. Nous demandons la fermeture de Frontex, pour une gestion humaine et solidaire de la migration et des personnes exilées. L’Europe forteresse doit cesser.

Lutte contre les violences à caractère sexuel - Importance de la Convention d'Istanbul et proposition globale de directive contre les violences sexistes


Humiliées, insultées, harcelées, tabassées, violées, tuées; le continuum des violences sexistes et sexuelles faites aux femmes perdure depuis trop longtemps. Même si la Convention d’Istanbul est le texte le plus protecteur des droits des femmes, encore trop peu d’États l’ont ratifiée et beaucoup trop peinent à la mettre en pratique.

Devant la parole et le courage des femmes, nous ne pouvons que nous incliner, les écouter et les respecter. Alors exigeons une directive forte contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes, afin de défendre leurs droits fondamentaux. Anne-Sophie Pelletier